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Projet de loi relatif au plan d'aménagement et de développement durable de Corse 18 Octobre 2011Nicolas ALFONSI
M. le président. Avant de mettre aux voix l'ensemble du projet de loi, je donne la parole à M. Nicolas Alfonsi, pour explication de vote.
M. Nicolas Alfonsi. Mes chers collègues, j'ai indiqué, lors de la discussion générale, que je n'avais pas l'esprit chagrin. Cependant, trente ans d'expérience me conduisent à être sceptique.
Je ne suis pas persuadé que le texte que nous allons voter ce soir comporte des dispositions géniales... S'il constituait ne serait-ce qu'un progrès, je le voterais volontiers. Quoi qu'il en soit, je ne voudrais pas, par mon abstention, troubler une belle unanimité, si rare dans cet hémicycle ! C'est une question de courtoisie...
Cela étant précisé, mon scepticisme tient au fait que, au lieu d'évoquer l'élaboration d'un schéma d'aménagement dans un désert, il eût peut-être été préférable, à mon sens, de s'intéresser à la réalisation, d'ici à 2040, de la route à deux voies de Bastia à Bonifacio... La collectivité territoriale de Corse a consacré en dix ans 700 millions d'euros à la mise à niveau de 500 kilomètres de route territoriale dite nationale !
M. Marc Daunis. C'est vrai !
M. Nicolas Alfonsi. Aujourd'hui, un automobiliste met quatre heures pour se rendre de Bastia à Bonifacio ; en été, cela représente une épreuve !
M. Marc Daunis. Que fait l'État ?
M. Nicolas Alfonsi. Je doute que le plan puisse être achevé à l'échéance prévue, compte tenu de la multitude des parties prenantes à son élaboration, d'autant qu'un nouveau front anti-PADDUC risque fort de se constituer.
Telle est ma conclusion et, ayant à peu près tout dit, je voterai néanmoins le texte.