Contact     Extranet     facebook      twitter      youtube      rss

 

Projet de loi de programmation relatif au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales

Mme la présidente. La parole est à M. Jean-Claude Requier, pour explication de vote.

M. Jean-Claude Requier. Ce texte sur le développement solidaire était attendu depuis longtemps. M. Canévet et moi-même, qui sommes rapporteurs spéciaux de la commission des finances pour l'APD, réclamions chaque année ce projet de loi, qui passait pour une véritable Arlésienne. Il est enfin arrivé !

Notre commission était saisie pour avis de ce texte, porté au fond par la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées.

Les deux commissions étaient d'accord pour compléter la trajectoire de l'APD de 2022 jusqu'en 2025, afin d'avoir une véritable loi de programmation. En revanche, nous avions initialement quelques désaccords sur les montants investis, la commission des affaires étrangères étant plus généreuse et plus mondialiste, et la commission des finances peut-être plus soucieuse des deniers publics.

Nous avons chacun fait un pas l'un vers l'autre et trouvé un bon accord, avalisé par le président Christian Cambon et le rapporteur général Jean-François Husson : un milliard d'euros supplémentaires sera investi chaque année. Ce fut, je crois, un bon travail parlementaire.

L'aide au développement suscite toujours des craintes. On se souvient de la phrase du député-maire de Tulle, Jean Montalat : « La Corrèze plutôt que le Zambèze ». On a pu entendre aussi : « La ville de Gannat plutôt que le Ghana » et « Saint-Affrique plutôt que la Corne de l'Afrique »… (Sourires.)

M. André Gattolin. Quel florilège !

M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État. Un véritable tour de France !

M. Jean-Claude Requier. Ces mouvements s'inscrivaient dans la ligne du mouvement cartiériste, qui entendait concentrer nos efforts sur la métropole.

Il faut bien entendu penser à la métropole et aux outre-mer, mais il ne faut pas non plus oublier tous ces territoires qui souffrent. C'est le rôle de la France, nation riche, d'aider ces pays, sans compter que cette politique participe aussi de l'influence et de la francophonie. Nous le faisons de façon importante, en prenant en compte à la fois les aspects de développement, de défense, de culture et d'économie.

Enfin, cette aide est également l'un des moyens de lutter contre l'immigration, en fixant les candidats au départ chez eux, grâce au travail et au développement économique. Elle contribue à rééquilibrer un peu les flux migratoires.

Nos débats ont été assez longs, mais ce texte, que le groupe RDSE votera, le justifiait pleinement.

Projet de loi relatif à la gestion de la sortie d...
Question d'actualité sur la revalorisation des sal...

By accepting you will be accessing a service provided by a third-party external to https://www.rdse-senat.fr/