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Proposition de loi relative à la réforme du courtage de l'assurance et du courtage en opérations de banque et en services de paiement

M. le président. La parole est à M. Christian Bilhac.

M. Christian Bilhac. Monsieur le président, madame la secrétaire d'État, mes chers collègues, j'étais déjà intervenu lors de l'examen en première lecture de cette proposition de loi, au mois de février, pour souligner à la fois l'ancienneté et la diversité des activités dites de courtage.

À l'instar de mes collègues, je salue l'accord trouvé en commission mixte paritaire sur la réforme du courtage en assurance et en opérations de banque. Si ce texte n'est certes pas le plus commenté du moment, les commissions mixtes paritaires conclusives restent suffisamment rares pour mériter d'être saluées.

La commission mixte paritaire a conservé plusieurs modifications adoptées au Sénat : la notification des décisions de refus d'adhésion, les recommandations en matière de bonnes pratiques commerciales et de prévention des conflits d'intérêts, mais aussi l'encadrement du démarchage téléphonique en produits d'assurance, qui reste l'occasion d'abus et de nuisances pour les consommateurs.

Le courtage en assurance reste une activité peu réglementée et difficile à encadrer, car elle concerne des milliers d'acteurs, pas toujours domiciliés en France, face aux capacités de contrôle limitées de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution.

On peut attendre de l'adoption de cette proposition de loi que les secteurs du courtage en assurance et en opérations de banque s'organisent davantage, du fait de la nécessité d'effectuer des démarches supplémentaires d'agrément. Cela devrait renforcer la protection des consommateurs et le respect des règles de concurrence.

L'obligation d'adhésion à des associations professionnelles agréées par l'ACPR permettra un meilleur contrôle, tout en conservant un système souple et la liberté d'établissement et de service.

Son objectif, rappelons-le, est de mieux lutter contre certains abus, comme dans la vente de contrats d'assurance construction ou automobile, où des clients ont pu être abusés par des sociétés frauduleuses, parfois domiciliées à l'étranger.

L'entrée en vigueur devrait avoir lieu d'ici un an, pour une réforme initialement proposée dans la loi Pacte en 2019. Le groupe RDSE votera donc en faveur des conclusions de la commission mixte paritaire. (Applaudissements sur les travées du groupe RDSE.)

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